Contexte spécifique de la plaine

Le contenu sera complété d'ici octobre 2018

Il est fréquent de parler des spécificités du contexte de montagne pour parler du contexte de plaine. Par exemple, le mot "berger" est souvent utilisé pour parler de l'éleveur de la plaine. Le plan loup actuel et ses "mesures" pour apaiser les tensions est construit sur les expériences acquises sur les massifs. Or, si un chien de protection peut être une solution pour dissuader des prédateurs sur les grands troupeaux (jusqu'à 5000 brebis) qui pâturent en montagne, il est plus difficile d'introduire des chiens dans des troupeaux divisés en plusieurs lots (de 10 à 200 brebis) sur divers parcs d'une exploitation. 

 

Si l'objectif est d'apaiser la cohabitation qui est actuellement forcée entre les activités humaines (surtout l'élevage) et le loup, il est important de faire la distinction entre le contexte de montagne et celui de la plaine. Ce qui s'applique à la montagne, ne correspond pas forcément à plaine.

 

Voici quelques distinctions entre les deux contextes :

Effectifs de troupeaux et de brebis

Disposition des parcelles

Proximité des habitations et infrastructures

Type de parc et "système d'élevage"

Type de sol

Autre facteurs

Contexte de montagne

Troupeaux de brebis le plus souvent répartis en plusieurs lots (plusieurs lots de 5 à 300/400 brebis).

 

 

Parcellaire le plus souvent « éclaté »  (plusieurs parcelles à plusieurs kms de l’exploitation).

 

 

Forte proximité avec les habitations et autres infrastructures humaines (route, chemin de randonnée).

 

 

Spécificité des parcs très variée (verger, pré/verger, sylvo-pastoralisme, à proximité de cours d’eau, à côté de culture céréalière, lisière de forêt). Brebis dehors la plupart du temps de l'année.

 

 

Sols aléatoires.

 

 

 

Travail de polyculture (l'élevage n'est pas l'activité principale de l'exploitation).

Contexte de plaine

Le plus souvent un seul troupeau (de 300 à 5000 brebis).

 

 

 

Parcelles d’un seul tenant (pâturage d’estive)

 

 

 

Faible proximité avec les habitations et autres infrastructures humaines (route, chemin de randonnée).

 

 

 

Troupeau en bergerie d’hiver et présence humaine (gardiennage) avec le troupeau.

 

 

 

 

Souvent sur roche mère.

 

 

 

 

Contexte touristique

 

 

 


Contexte intermédiaire

Le contexte intermédiaire concerne le secteur du Massif Central (Grands Causses, Cévennes et Lozère). Les parcelles sont gérées comme en estive (de grands espaces) mais à la fois avec les spécificités de la plaine. Ce contexte particulier mal connu force à innover afin de trouver de nouvelles mesures de protections adaptées à ce contexte intermédiaire.

Par exemple ; il n'est pas rare de voir les parcs des Grands Causses mesurant de 40 à 100ha, on pourrait donc éventuellement y installer des clôtures électriques. Toutefois, la nature du sol se rapproche de celui de la montagne (roche mère) et impose de forer le sol (afin d'installer ces clôtures), ce qui n'est pas pris en compte dans les différentes indemnisations.